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« Salon de l’emploi responsable », les 23 & 24 octobre prochains : et si votre prochain employeur y était ?

Sur le parvis de l’Hôtel de Ville à Paris, le « Salon de l’emploi responsable » présente plusieurs milliers d’offres d’emploi. Comme de nombreux salons de recrutement, à ceci près : ses 90 exposants relèvent un défi…démontrer qu’il existe une autre façon de travailler et d’entreprendre, en donnant du sens à sa carrière professionnelle.

Les chiffres clés du secteur de l’économie sociale et solidaire que représentent les exposants du salon sont significatifs : en France elle représente 2 millions de salariés et près de 10 % des emplois Fundraiser, chargé de communication, chargé d’affaire, informaticien ou encore assistante sociale, la palette de métiers proposés est large…rendez vous les 23 et 24 octobre.

> un secteur au poids significatif…

Les associations représentent la majorité des établissements employeurs, avec près de 176 000 structures. De même, elles représentent environ 1.7 millions d’emplois, tous types de postes confondus.
Viennent ensuite les coopératives qui pèsent plus de 312 000 emplois pour environ 22 000 établissements employeurs.
Les mutuelles représentent pour leur part 140 000 emplois répartis dans plus de 7 000 structures.
Enfin, les 1000 fondations en France elles emploient 60 000 personnes.

> …et aux opportunités de carrières mal connues

Si plus de deux millions de personnes exercent une activité au sein de l’économie sociale et solidaire, les raisons en sont multiples. Outre les professions médico-sociales (éducateurs, assistantes sociales ou infirmières) qui viennent souvent à l’esprit lorsque l’on parle d’économie solidaire, il existe une palette de métiers très diverses. 

Les associations de solidarité internationale et de commerce équitable font appel à de nombreux métiers nouveaux comme les logisticiens, les spécialistes de l'appel aux dons, ou encore les lobbyistes. L’éducation populaire, le sport, la culture, l'environnement, les loisirs nécessitent professeurs, animateurs, mais aussi gestionnaires et techniciens pour la logistique.
Les métiers du secteur mutualiste et bancaire, mieux connus, offrent une gamme d'emplois étendue de l'employé au cadre supérieur. Quant aux coopératives, elles investissent tous les champs économiques de l'agriculture, de l'industrie et des services, avec une forte demande d'emplois dans le bâtiment et les nouvelles technologies.

De manière générale et mis à part les métiers assez spécifiques liés à leurs champs d’intervention, les structures de l’ESS recrutent des managers, des comptables, des communicants, des informaticiens…elles ont des besoins similaires à ceux d’entreprises « classiques ». Les acteurs qui s’engagent dans le secteur de l’ESS ont un véritable désir de s’impliquer et de s’investir dans des initiatives soucieuses d’autrui pour donner un sens à leur carrière, être en harmonie avec leurs valeurs et appartenir à un mouvement qui promeut les actions pour produire, consommer et décider autrement 

> Focus : Fundraiser, un métier d’avenir

Depuis quelques années, les sociologues observent une nette augmentation de la collecte de fonds. Les français sont de plus en plus généreux et ce phénomène s’observe pour toutes les tranches d’âge. En moyenne, un ménage français donne près de 300 euros par an à des associations mais le don de vêtements, de nourriture ou de sang n’est pas non plus en reste.
Les français se sentent surtout concernés par le domaine de la santé et de la recherche médicale lorsqu’il s’agit de faire un don. C’est également suite à des catastrophes naturelles comme le tsunami en Asie du Sud en 2004 que les associations enregistrent une augmentation de la générosité des français qui prennent conscience de l’importance des dons.

C’est dans ce contexte que le métier de fundraiser se développe en France et a aujourd’hui le vent en poupe. Typiquement anglo-saxon, la profession, dans l’hexagone, est encore jeune. Le métier se professionnalise toutefois comme en témoigne la création de formations tel que le Certificat Français de Fundraising délivré par L’ESSEC ET L’AFF (Association Française des Fundraisers). Si le nombre de professionnels est encore difficile à dénombrer, les opportunités dans ce domaine sont en pleine recrudescence. Persévérance, qualités relationnelles et commerciales sont autant d’atouts pour percer dans un métier qui offre de réelles opportunités d’évolutions. Impliqué dans la collecte de fonds au niveau social, humanitaire, culturel ou éducatif, le fundraiser doit être capable de mobiliser son public pour développer l’adhésion  à la cause qu’il défend.

© Salon de l’emploi responsable