WebCible IT Le spécialiste de l'emploi High Tech

WebCible IT Le spécialiste de l'emploi High Tech

Accueil > Guide pratique > Recherche réussie > Femme, 30 ans et pas d'enfant : au secours, personne ne veut m'embaucher !

 

Femme, 30 ans et pas d'enfant : au secours, personne ne veut m'embaucher !

« Vous avez des enfants ? Non ? Et vous comptez en avoir bientôt ? » Ces questions sont interdites par la loi, mais la plupart des recruteurs ne se gênent pas pour les poser lors de l’entretien d’embauche. Mais pas à tous les candidats. Aux femmes seulement. Conseils pour contrer une des formes de discrimination les plus répandues en France.

Madame, vous avez entre 25 et 35 ans et toutes vos dents ? Vous êtes donc en âge d’enfanter ! Si ce n’est pas déjà fait, vous voilà suspecte. Certains recruteurs questionnent sans ambages les femmes de cette tranche d’âge sur leurs envies de maternité lors de leurs entretiens d’embauche. « C’est archi-courant, et inadmissible car sans lien avec l’emploi. C’est de la discrimination fondée sur le sexe, simplement parce qu’on peut avoir des enfants », s’insurge Isabelle Chabran, avocate-conseil et docteure en sociologie des relations du travail. Et de rappeler que tant de curiosité peut coûter à l’employeur la modique somme de 45 000 €, et jusqu’à deux ans de prison... Sachez néanmoins que même si tous les moyens de preuve sont aujourd’hui acceptés par les tribunaux, enregistrement sonore et testing compris, démontrer qu’on a été victime de ce type de discrimination reste délicat. Plusieurs condamnations ont déjà été prononcées, mais peu de femmes vont jusqu’au procès et préfèrent la médiation.

Que répondre aux questions indiscrètes ?

« Il faut mentir effrontément, conseille Isabelle Chabran. On peut dire qu’on a des enfants ou qu’on n’en aura jamais... À question interdite, réponse fantaisiste ! » Mais pour l’avocate, on a affaire à un problème de société bien plus vaste. Encore aujourd’hui, la majorité des femmes font des journées doubles, alors que les hommes s’occupent peu de leurs enfants. Et même si la loi les autorise à prendre un congé parental, ils le font rarement. « D’une part, le travail des femmes apparaît comme secondaire, d’autre part, les hommes subissent une forte pression de l’entreprise : on leur fait comprendre qu’ils doivent choisir entre leur carrière et leur famille », souligne Isabelle Chabran.  

Pour vous informer sur les différentes formes de discrimination : www.halde.fr

Priscilla Franken © Keljob.com - Juillet 2008

Céline, 30 ans : "J'avais envie de répondre que j'étais stérile"

Entretien avec Pascal Bernard, DRH